Les enfants pour qui l'allaitement s'est révélé bénéfique au niveau du développement cognitif bénéficiait d'une version particulière d'un gène nommé FADS2.
Cependant, souligne également cette étude, l'allaitement seul ne suffit pas à augmenter le QI qui dépend également de facteurs environnementaux (famille, milieu social...) et génétiques.
Selon les chercheurs qui ont réalisé cette étude auprès de 3.000 bébés nourris au sein en Grande-Bretagne et en Nouvelle-Zélande, les enfants dotés d'une version particulière du gène FADS2 avaient en moyenne un QI de 6,8 points plus haut que les autres enfants.
Cette différence persiste quel que soit le milieu socio-économique de l'enfant, le QI de la mère, le poids du bébé à la naissance ou l'âge de la mère durant la grossesse.
"Pendant au moins un siècle, la discussion sur l'intelligence s'est bornée au différend inné contre acquis. Nous avons découvert qu'inné et acquis fonctionnent ensemble", a dit Terrie Moffitt, professeur de psychologie et de sciences du cerveau à la Duke University et King's College de Londres, et co-auteur de l'étude publiée par Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). |