 Une idée reçue de moins. Grâce à l'étude EDEN* coordonnée par l'INSERM, on en sait un peu plus sur l'impact de la vie utérine sur la santé de l'enfant à naître. Les médecins craignent souvent qu'en prenant plus de 10 kg (en dehors du poids fœtal) en cours de grossesse, le bébé ne soit trop gros, ce qui compliquerait l'accouchement. Inversement, lorsque la prise de poids est faible, les médecins craignent la naissance d'un bébé petit, donc fragile. Or l'étude EDEN montre qu'en réalité le poids du bébé a peu à voir avec la prise de poids maternel. Il est en revanche lié à l'IMC (indice de masse corporel) antérieur à la grossesse. Ces résultats doivent bien sûr être encore complétés. Une certitude : en étudiant des familles pendant près de six ans, depuis la grossesse jusqu'aux 5 ans de l'enfant, l'étude EDEN n'a pas fini de nous livrer des informations inédites, notamment sur l'impact de la pollution atmosphérique sur le nourrisson ou encore concernant le lien entre le statut nutritionnel de la mère et la structure osseuse de l'enfant. *EDEN : étude des déterminants pré- et postnatals du développement et de la santé de l'enfant.
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