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abc de la vie inutéro
jeudi 14 septembre 2006, a 17:36
Journal d'une fillette qui n'a jamais vu le jour
 

  5 OCTOBRE:

Ma vie a commencé aujourd’hui. Mes parents ne le savent pas encore, mais je suis déjà là. Et je serai une fille. J’aurai les cheveux blonds et les yeux bleus. Tout mon patrimoine est déjà fixé, même mon attirance pour les fleurs.

19 OCTOBRE:

Certains disent que je ne suis pas encore un être véritable, que seule ma mère existe. Mais je suis une personne bien réelle, de même qu’une petite miette de pain n’en est pas moins du pain. Ma mère existe, c’est une chose, mais moi aussi j’existe.

23 OCTOBRE:

Ma bouche commence à présent à s’ouvrir. Pensez que dans un an je me mettrai à rire et puis qu’un peu plus tard je parlerai. Je sais que mon premier mot sera: "MAMAN!"

25 OCTOBRE:

Aujourd’hui, mon cœur s’est mis à battre tout seul. Désormais, il va battre durant toute ma vie sans jamais s’arrêter. Au bout de plusieurs années, il finira par se fatiguer. Quand il s’arrêtera, je mourrai.

2 NOVEMBRE:

Je grandis tous les jours un peu plus. Mes bras et mes jambes commencent à prendre forme. Mais il faudra encore du temps avant que maman me serre dans ses bras sans se baisser, et que j’arrive à tenir un bouquet de fleurs et à embrasser papa.

12 NOVEMBRE:

Des doigts minuscules commencent à apparaître sur mes mains. Comme ils sont petits! Plus tard, je pourrai caresser les cheveux de maman avec.

20 NOVEMBRE:

C’est seulement aujourd’hui que le docteur a dit à maman que j’étais là, sous son cœur. Comme elle doit être contente! Tu es heureuse, dis, maman?

25 NOVEMBRE:

Papa et maman doivent sûrement me chercher un prénom. Ils ne savent pas encore que je suis une petite fille. Moi, j’aimerais bien m’appeler Catherine. Je commence déjà à être grande.

10 DÉCEMBRE:

Mes cheveux poussent. Ils sont fins, souples et brillants. Je me demande bien de quelle couleur sont ceux de maman.

13 DÉCEMBRE:

Ça y est; je commence à voir. Tout est sombre autour de moi. Quand maman me mettra au monde, il y aura du soleil et des fleurs. Mais ce qui me plairait le plus, c’est de voir maman. Dis, maman, comment es-tu?

24 DÉCEMBRE:

Je me demande si maman entend les faibles battements de mon cœur. Certains enfants arrivent au monde avec un handicap. Quant à moi, j’ai le cœur solide et en parfaite santé. Il bat régulièrement: boum-pa, boum-pa. Maman, tu as une petite fille en excellente santé!

28 DÉCEMBRE:

Aujourd’hui ma mère m’a tuée.

Anonyme.

lundi 11 septembre 2006, a 10:09
l'avortement
 

  L’avortement: une effroyable tragédie

L’AVORTEMENT tue 50 à 60 millions d’enfants par an. Avez-vous une idée de ce que représente ce chiffre? C’est comme si l’on rayait chaque année de la carte un pays comme la France.

La plupart des gouvernements ne tenant pas de comptes rigoureux, il est difficile d’obtenir des chiffres exacts. De plus, là où l’avortement est illégal ou soumis à des restrictions, les spécialistes ne peuvent qu’avancer des estimations. Se dégagent néanmoins les grandes lignes suivantes:

Aux États-Unis, l’avortement est la deuxième intervention chirurgicale après l’ablation des amygdales. Chaque année, plus de 1,5 million de femmes se font avorter, dont la grande majorité (80 %) ne sont pas mariées. Les femmes seules avortent deux fois plus souvent qu’elles n’enfantent, alors que les femmes mariées enfantent dix fois plus souvent qu’elles ne se font avorter.

En Amérique latine, où le catholicisme domine largement, les lois sur l’avortement sont les plus strictes du monde. Les avortements illégaux y sont pourtant monnaie courante et constituent une grave menace pour la santé des femmes. Ainsi, environ quatre millions de Brésiliennes se sont fait avorter l’année dernière, dont 400 000 ont dû être soignées à cause de complications. En Amérique latine, environ un quart des grossesses sont interrompues.

En Afrique, les lois sont également sévères. Les accidents et les décès sont fréquents, particulièrement chez les pauvres qui se tournent vers des avorteurs clandestins.

Dans de nombreux pays du Proche-Orient, les textes de lois sont stricts, mais les femmes qui en ont les moyens cherchent fréquemment, et parviennent aisément, à se faire avorter.

La plupart des pays occidentaux autorisent l’avortement sous certaines conditions. C’est en Scandinavie que les gouvernements sont les plus libéraux. Les Services britanniques de la santé tiennent un relevé des avortements depuis la légalisation de la procédure en 1967: il s’en pratique aujourd’hui deux fois plus, et l’on observe une augmentation des naissances illégitimes, des maladies sexuellement transmissibles et de la prostitution, ainsi que quantité d’affections des organes reproducteurs.

En Europe de l’Est, les lois sur l’avortement sont à l’image d’une situation en perpétuelle évolution. L’ex-Union soviétique détiendrait l’un des records mondiaux, avec un chiffre annuel d’avortements estimé à 11 millions. À cause de la rareté des contraceptifs et de la précarité des conditions économiques, les femmes se font avorter en moyenne six à neuf fois dans leur vie.

Dans les pays d’Europe de l’Est, la tendance est généralement à la libéralisation. La Roumanie en est un exemple frappant. L’ancien régime proscrivait farouchement l’avortement et interdisait la contraception afin de favoriser la croissance démographique. Les femmes étaient tenues à un quota d’au moins quatre enfants. En 1988, les enfants abandonnés étaient si nombreux que les orphelinats étaient surpeuplés. Depuis que le gouvernement révolutionnaire de 1989 a levé l’interdit qui frappait l’avortement, 3 grossesses sur 4 sont interrompues, soit le taux le plus élevé d’Europe.

C’est en Asie que l’on pratique le plus d’avortements. La Chine, avec son programme d’enfant unique et ses avortements obligatoires, tient le haut de la liste: 14 millions d’avortements par an. Au Japon, les femmes ornent des statuettes de bavoirs et de jouets en souvenir des enfants qu’elles n’ont pas eus du fait d’un avortement. La pilule contraceptive suscite une grande méfiance, et l’avortement constitue la méthode favorite de planification familiale.

Partout en Asie, et plus particulièrement en Inde, les progrès de la médecine placent les militantes des droits de la femme dans une situation délicate. Grâce à l’amniocentèse et à l’échographie, on peut déterminer le sexe de l’enfant de plus en plus tôt. Or la culture orientale a depuis longtemps un penchant marqué pour les fils. Par conséquent, là où il est facile de connaître le sexe de l’enfant et d’interrompre la grossesse, nombre des femmes qui portent une fille se font avorter, nuisant du même coup à l’équilibre des sexes. Le mouvement féministe se trouve donc aujourd’hui dans une situation paradoxale: il réclame le droit de la femme à avorter lorsqu’elle porte un fœtus de son sexe.

Ce que ressent la mère

Comme toute intervention médicale, l’avortement comporte son lot de risques et de douleur. Durant la grossesse, le col de l’utérus est hermétiquement fermé pour protéger le bébé. Sa dilatation et l’insertion d’instruments peuvent être douloureuses et provoquer des lésions. L’avortement par aspiration dure une trentaine de minutes. Chez certaines femmes, il cause des douleurs et des crampes qui vont du supportable à l’atroce. L’avortement par injection de solution saline consiste à provoquer l’accouchement, parfois à l’aide de prostaglandine, une substance qui déclenche le travail. Les contractions, qui durent parfois des heures, voire des jours, peuvent être douloureuses et moralement épuisantes.

Hémorragies, lésions ou déchirures du col de l’utérus, perforation utérine, caillots de sang, réaction à l’anesthésie, convulsions, fièvre, frissons et vomissements sont au nombre des complications immédiates de l’avortement. Le risque d’infection est particulièrement important si des morceaux de fœtus ou de placenta restent dans l’utérus. Cela arrive fréquemment, et il faut parfois opérer afin d’ôter les résidus en décomposition, voire l’utérus lui-même. Selon des enquêtes officielles réalisées aux États-Unis, en Grande-Bretagne et dans l’ex-Tchécoslovaquie, l’avortement accroît considérablement les risques de stérilité, de grossesses tubaires, de fausses couches, de prématurité et de malformations congénitales.

Everett Koop, ancien ministre américain de la Santé, a fait observer que personne n’avait jamais réalisé d’"étude sur les réactions affectives ou le sentiment de culpabilité des femmes qui ont subi un avortement et veulent maintenant à tout prix un enfant qu’elles ne peuvent avoir".

Les études sur l’avortement auraient prendre en compte des groupes de jeunes chrétiennes chastes qui restent vierges par respect pour la vie et pour les lois divines. On se serait alors aperçu qu’elles bénéficient de relations plus saines, d’une plus grande estime de soi et de la paix de l’esprit.

Ce que ressent l’enfant

Que ressent l’enfant bien au chaud et en sécurité dans le ventre de sa mère lorsqu’il est victime de cette agression mortelle? Nous ne pouvons que l’imaginer, car aucun ne sera jamais là pour nous le raconter.

La plupart des avortements ont lieu dans les 12 premières semaines de la vie. À ce stade, le minuscule fœtus respire et déglutit. Son cœur bat. Il remue les orteils, serre les poings, se retourne dans son monde liquide... et ressent la douleur.

De nombreux fœtus sont arrachés du ventre et aspirés dans un bocal par un tube au bout tranchant. Le procédé est appelé aspiration sous vide. La puissance de l’aspiration (29 fois celle d’un aspirateur domestique) déchire le petit corps. L’avortement par dilatation du col et curetage est une autre méthode: un couteau en forme de boucle racle la muqueuse utérine, coupant l’enfant en tranches.

Pour les fœtus de plus de 16 semaines [dans les pays où la loi l’autorise], on emploie l’avortement par injection de solution saline, ou empoisonnement par le sel. À l’aide d’une longue aiguille on perce la poche des eaux pour enlever une partie du liquide amniotique et le remplacer par une solution saline concentrée. Tandis qu’il avale et respire, emplissant de poison ses fragiles poumons, l’enfant lutte et se convulse. Sous l’effet caustique de la solution, l’épiderme, brûlé, laisse la chair à vif et flétrie. Une hémorragie cérébrale peut se déclarer. La mort, douloureuse, survient en quelques heures; bien que parfois, lorsque le travail commence le lendemain, la femme accouche d’un bébé vivant, mais à l’agonie.

Si l’enfant est trop développé pour être tué par ces méthodes ou d’autres, semblables, il reste la solution de l’hystérotomie, une césarienne dont le but n’est pas de sauver la vie, mais de l’interrompre. On ouvre l’abdomen de la mère, et on en sort presque toujours un bébé vivant. Certains même pleurent. Mais on doit le laisser mourir, quand on ne va pas jusqu’à l’étouffer, le noyer ou le tuer délibérément par quelque autre moyen.

Ce que ressent le médecin

Depuis des siècles les médecins font leurs les valeurs énoncées dans le serment d’Hippocrate, qui dit entre autres: "Je ne remettrai à personne du poison si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion; semblablement, je ne remettrai à aucune un pessaire abortif. Je passerai ma vie et j’exercerai dans l’innocence et la pureté."

Quel conflit intérieur taraude les médecins qui interrompent la vie dans l’utérus maternel? Le docteur George Flesh raconte: "Mes premiers avortements, du temps où j’étais interne, ne me tourmentaient pas. (...) C’est après que j’ai eu pratiqué des centaines d’avortements que le malaise est apparu. (...) Qu’est-ce qui m’a fait changer? À mes débuts, un couple est venu me voir pour me demander de réaliser un avortement. Or le col de l’utérus de la femme était rigide, et je n’ai pas pu le dilater. Je leur ai donc demandé de revenir une semaine plus tard, quand le col serait plus souple. Quand ils sont revenus, ils avaient changé d’avis. Sept mois plus tard, j’ai procédé à l’accouchement.

"Des années après, j’ai joué avec le petit Jeffrey dans la piscine du club de tennis dont ses parents et moi étions membres. C’était un beau petit garçon, heureux de vivre. J’ai été horrifié à la pensée que seul un obstacle technique m’avait empêché d’interrompre la vie de Jeffrey. (...) Je pense que déchirer un fœtus membre par membre sur simple requête de la mère est un acte de dépravation que la société ne devrait pas permettre."

Une infirmière qui a cessé de participer aux avortements nous parle de ce qu’était son travail dans une clinique spécialisée: "L’une de nos tâches consistait à compter les morceaux. (...) Si la patiente repart avec des morceaux du bébé encore dans l’utérus, elle risque de graves ennuis de santé. Je prenais les morceaux et vérifiais soigneusement qu’il y avait bien deux bras, deux jambes, un torse, une tête. (...) J’ai quatre enfants. (...) Il y avait entre ma vie professionnelle et ma vie privée un conflit insoluble. (...) L’avortement est quelque chose de vraiment pénible."

mercredi 30 août 2006, a 13:37
L'apprentissage prénatal
 

  ARISTOTE considérait qu’à la naissance le cerveau d’un bébé est une tabula rasa, une ardoise vierge. Plus de 2 000 ans plus tard, cette opinion n’avait guère évolué. "L’enfant qui vient de naître est à peine plus intelligent qu’un légume", écrivait en 1895 un professeur de médecine de l’université de Pennsylvanie. De son côté, la sagesse populaire voulait qu’un enfant soit capable d’apprendre certaines choses dans le ventre de sa mère et se rende compte de ce qui se passait à l’extérieur. La science moderne a montré qu’Aristote et le professeur de médecine se trompaient, et elle a donné raison à la sagesse populaire.

Malgré des débuts modestes, le cerveau se révèle, une fois pleinement formé, un organe prodigieux. Sa croissance commence au cours de la troisième semaine de grossesse, sous la forme d’une fine couche de cellules appelée plaque neurale. "Mais à partir de cette structure somme toute banale va se développer le plus merveilleux organe que nous connaissions dans l’univers", explique le docteur Richard Restak, neurologue. Le processus s’enclenche à partir de quelque 125 000 cellules, qui vont ensuite se multiplier au rythme de 250 000 à la minute. Le docteur Restak ajoute: "Finalement, elles se multiplieront pour donner naissance au milliard de neurones qui assureront l’ensemble des fonctions cérébrales."

À mesure que le cerveau grossit, des connexions s’établissent entre les neurones. Dès la huitième semaine, ces connexions, ou synapses, se comptent par millions et assurent les multiples fonctions cérébrales du fœtus. Selon l’ouvrage Un enfant est (angl.), à ce moment-là — à la fin du deuxième mois de grossesse — "tout ce qu’on trouvera dans l’être humain pleinement développé est (...) en place". Toutes les parties de l’organisme sont formées, et l’on ne parle plus d’embryon. C’est le début du stade fœtal, qui se caractérise par la croissance et la maturation des organes. (Et dire que les partisans de l’avortement osent prétendre que le fœtus n’est pas un être vivant!)

Le fœtus commence à bouger sept semaines et demie après la conception. Les bourgeons gustatifs deviennent fonctionnels dès la treizième semaine; un peu plus tard, l’addition de sucre au liquide amniotique multiplie par deux les mouvements de déglutition. Par contre, une substance au goût désagréable entraîne une diminution brutale de ces mouvements de déglutition chez le fœtus qui manifeste de surcroît son dégoût par des grimaces. Aux quinzième et seizième semaines le fœtus respire, hoquette, suce, déglutit, bâille, bouge les yeux. Un peu plus tard apparaît le sommeil paradoxal. "Dans une certaine mesure, dit le docteur Restak, le fœtus est capable d’entendre, de voir, de goûter, de sentir et de ressentir ce qui se passe dans le milieu intra-utérin." (Mais certains partisans de l’avortement n’en démordent pas: ce n’est toujours pas un être vivant.)

Le nouveau-né garde le souvenir d’éléments de la vie intra-utérine auxquels il a été exposé, les battements de cœur de sa mère par exemple. Il s’endormait, se réveillait, se reposait avec ce bruit de fond, et bougeait même en fonction de son rythme. Ce compagnon de tous les instants lui conférait un sentiment de tranquillité et de sécurité. Des chercheurs ont démontré son pouvoir apaisant par une expérience réalisée dans la nursery d’une maternité. Les bébés à qui l’on faisait entendre une bande sonore de battements de cœur humain pleuraient moins et se portaient mieux que les autres. Néanmoins, "l’émission des bruits intra-utérins ou autres n’a un effet apaisant (sur les bébés grognons) que si son intensité est la même qu’à l’intérieur de l’utérus".

Le cerveau du fœtus réagit non seulement à ce qui se passe à l’intérieur de l’utérus, mais aussi à des stimuli de l’extérieur, dont il garde trace. "Vivaldi est un des compositeurs préférés du fœtus, écrit le docteur Thomas Verny; de même que Mozart. Chaque fois qu’on plaçait sur l’électrophone un disque d’une œuvre majeure d’un de ces compositeurs, rapporte le docteur Clements, le rythme cardiaque du fœtus se régularisait automatiquement et ses mouvements se calmaient. En revanche, (...) le rock [énervait] la plupart des fœtus."

Le docteur Anthony DeCasper, psychologue à l’université de Caroline du Nord, a mis au point une tétine sensible au rythme et à la force de succion d’un enfant. L’enfant apprend à adapter sa succion pour sélectionner les sons enregistrés qu’il souhaite entendre (des voix ou des histoires, par exemple). Si un père parlait à son enfant encore dans l’utérus en utilisant des mots courts prononcés sur un ton rassurant, le nouveau-né était capable de reconnaître sa voix une heure ou deux après la naissance. Non seulement il la sélectionnait, mais il y réagissait et arrêtait de pleurer, se sentant en sécurité. De la même façon, il sélectionnait la voix de sa mère ou le bruit de son battement cardiaque, deux sons qu’il avait entendus tout au long de son développement fœtal.

Dans une autre expérience, le docteur DeCasper a demandé à 16 femmes enceintes de lire à haute voix un livre pour enfants intitulé Le chat dans le chapeau. Elles devaient lire l’histoire deux fois par jour pendant les six semaines et demie précédant l’accouchement. Peu après leur naissance, les bébés furent pourvus d’écouteurs et du dispositif de tétée, et on leur fit entendre deux histoires: Le chat dans le chapeau et Le roi, les souris et le fromage. En jouant sur le rythme de succion, les bébés choisirent tous d’écouter Le chat dans le chapeau, l’histoire qu’ils avaient entendue au cours de leur vie intra-utérine. Ils la choisirent à plusieurs reprises, la préférant à l’autre histoire, qu’ils n’avaient jamais entendue. Les enfants de tout âge font la même chose: ils veulent toujours qu’on leur raconte encore et encore leur histoire favorite plutôt qu’une nouvelle.

Le docteur DeCasper tirait cette conclusion: "Tout se passe comme si les préférences auditives manifestées par l’enfant après la naissance étaient conditionnées par ce qu’il a entendu avant de naître." Le docteur Restak, qui a décrit ces expériences, dit quant à lui: "Le bébé apprend alors qu’il vit à l’intérieur de l’utérus; il reconnaît la voix de sa mère, ses intonations et même le livre qu’elle est occupée à lire." Et de conclure: "En d’autres termes, les fœtus sont capables d’apprendre par perception auditive dans l’utérus des mois avant qu’ils en aient vraiment besoin ou qu’on s’attende à ce que cela leur soit utile."

L’enfant apprend beaucoup dans le ventre de sa mère. Il est merveilleusement équipé pour apprendre. Tout ce qui précède montre qu’avant même la naissance le cerveau réalise des prodiges. C’est au cours de la vie intra-utérine qu’il fait son plein de neurones. "À la naissance, le nouveau-né possède plus de neurones prêts à s’organiser en réseau qu’il n’en aura jamais", explique un neuroscientifique. Dès sa conception et pendant les huit mois qui suivent, ce nouvel être vivant est très occupé à produire ces milliards de neurones et à établir des milliards d’interconnexions qui lui permettront de bouger, de respirer, de sucer, d’avaler, de goûter, d’uriner, d’entendre, de voir, d’apprendre et de se souvenir. Quelle personne sensée pourrait dire qu’un tel être n’est pas vivant?

Quantité de scientifiques, ainsi que des millions d’autres personnes logiques, sont d’avis que la vie commence dans l’utérus dès la conception. Dans son livre Le cerveau (angl.), le docteur Restak écrit: "Le véritable commencement et l’événement décisif entre tous de notre vie est incontestablement la conception. Les Chinois le reconnaissent, eux qui calculent l’âge à partir de ce moment-là; ils considèrent qu’à la naissance un bébé a déjà un an.

samedi 26 août 2006, a 19:04
L'avortement
 

  Voici un sujet délicat. En France, l'avortement est autorisé jusqu'à 12 semaines et certains se battent pour que ce soit remis à 14 semaines... (Je ne parle ni de l'avortement spontané ou fausse couche ni de l'avortement thérapeutique qui lui est autorisé jusqu'à la fin de la grossesse). Personnellement je trouve cela ahurissant... A 12 semaines, le bébé est complétement formé comme le montre l'image d'un foetus de 56 jours. En France, il y a une grande panoplie de contraceptifs, certaines pillules sont complétement remboursées donc accessibles à toutes, comment donc en arriver à l'avortement?

 Une élève sage-femme me disait une fois que certaines femmes se faisaient avorter plusieurs fois par an...quelle injustice!

Certaines femmes ont du mal à concevoir et vont attendre des années, voire recourir à la fécondation in vitro ou à l'adoption pour réaliser leur plus profond désir, et à côté de cela, des millions de femmes se font avorter tous les ans, retirer leur propre enfant comme si on enlevait un kyste ou une tumeur, juste pour continuer tranquillement leur vie, ne pas avoir de "contrainte", ou parce que "ce n'était pas le moment "... Mais qui sommes nous pour décider qui doit ou ne doit pas vivre? On a le choix de donner ou non la vie, mais pas de la reprendre...

Certaines malformations sont visibles à l'échographie, d'autres non... Imaginez, vous découvrez à la naissance que votre enfant est sourd et aveugle, est-ce que cela vous donnerait le droit d'assassiner votre enfant? Vous seriez accusé de meurtre, et pourtant, quelques semaines avant vous auriez pu le faire en toute impunité...

On m'a raconté une fois l'histoire d'une mère, qui avait appris que sa petite fille avait une malformation à sa main (il lui manquait un pouce), et qui avait tout fait pour se faire avorter pour ce simple motif... ça vous paraît normal à vous?

J'étais révoltée également en regardant une émission sur les personnes de petites tailles, (plus familièrement nains), qui disait que 65% des parents avortaient en apprenant que leur enfant le serait... Bientôt, on avortera parce que notre enfant est roux et pas blond, parce que c'est une fille et on voulait un garçon (ça se fait déjà...), parce que notre bébé a une oreille plus grande que l'autre, bref l'affection naturelle qu'une mère et un père devraient éprouver pour la chair de leur chair est en train de disparaître... Au secours!!! Si on n'aime plus ses propres enfants, qui sommes nous capables d'aimer ?

Je finirais cet article en disant aux mamans qui viennent d'apprendre qu'elles sont enceintes et pourtant qui se disent que ce n'est pas vraiment le moment, et je parle par expérience (sur mes 3 garçons, seul 1 était prévu, et 2 sur 3 ont les pieds bots), au départ on se demande comment on fera avec, mais par la suite on se demande comment on aurait pu faire sans....

Présentation
salut tout le monde! Je suis Angélique, maman de 3 garçons et un 4ème bébé en route,je veux partager avec vous mon goût pour tout ce qui tourne autour de la naissance, je reste toujours fascinée par le fait qu'un petit être puisse se développer en vous comme ça, sans que vous vous disiez "tiens, aujourd'hui je vais faire les yeux", ou" bon, il serait temps qu'il entende ce petit bout, je vais lui faire ses oreilles"... Et heureusement que tout est conçu de façon à ce qu'il se développe automatiquement sans notre aide car il y aurait bien souvent des oublis!!
Je vous laisse donc découvrir tout cela en image, et j'espère que ça aidera certains dans leur choix d'avoir un ptit bout... Bonne lecture!

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commentaire(s)
Maternité record!! mystycouette (23/11/2009 20:29)

bravo?? non ridicule...

Maternité record!! mystycouette (23/11/2009 20:25)

et vive les lapins!!...

Journal d'une fillette qui n'a jamais vu le jour Clémence (14/10/2009 13:38)

Quel horreur de lire...

Futures mamans, dormez sur le côté gauche!! Abbounette (07/06/2009 02:46)

Un gros bisou à tout...

l'avortement qdfilles (02/04/2009 22:27)

il est vraie que l&#...

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